Les cœurs artificiels, un « marché » en pleine expansion

Un véritable « marché », aujourd’hui sur les 100 000 patients en attente d’une transplantation cardiaque en Europe et aux Etats Unis, seuls 7% sont greffés d’un cœur humain, faute de donneurs.

Carmat veut répondre à un enjeu de santé publique majeur lié aux maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans le monde : l’insuffisance cardiaque. Grâce à la poursuite du développement de son cœur artificiel total, la société a pour ambition de « pallier le manque notoire de greffons dont sont victimes des dizaines de milliers de personnes souffrant d’insuffisance cardiaque terminale irréversible, les plus malades des 20 millions de patients concernés par cette maladie évolutive en Europe et aux États-Unis ». La capacité de production actuelle est de 350 à 400 unités par an. Carmat devrait enregistrer en 2021 ses premières facturations en Allemagne, où les procédures sont avancées. En France, la Haute Autorité de santé (HAS) a approuvé le forfait innovation, qui devrait permettre, à terme, l’obtention d’un remboursement de la prothèse. Carmat va également commencer, dans ­l’Hexagone, dans quelques mois, une étude à but médico-économique (étude Eficas) incluant 52 patients, financée en grande partie par le ministère de la Santé. Les prix de la prothèse devraient être fondés sur celui de deux pompes cardiaques standard utilisées actuellement, à 75.000 € l’unité, soit 150.000 €. Le manque de greffons humains et l’absence d’alternatives positionnent le cœur de Carmat, sans concurrence, comme « la solution » dans l’insuffisance cardiaque terminale. La prévalence est de 150.000 nouveaux patients par an dans le monde.

 « Sur les prochains mois, on va se concentrer sur la commercialisation et nous allons nous focaliser sur l’Allemagne qui détient plus de 40% du marché et la France», ajoute-t-il. Les chaînes de production auraient déjà été mises en marche par Carmat pour répondre à la forte demande : « Il faut deux mois et demi pour produire un cœur. Notre but c’est d’arriver à 10 par mois », indique Stéphane Piat sur France Infos

Chaque année en France, environ 500 greffes cardiaques sont réalisées, et Carmat prévoit de fabriquer environ 300 cœurs artificiels par an d’ici trois ans dans son usine de Vélizy dans les Yvelines.

L’action vaut de 35 euros aujourd’hui, contre 18 lors de son introduction.

la société est valorisée 250 millions, un montant qui correspond au cumul de ses investissements effectués depuis son introduction en Bourse en 2010, où elle valait alors ce même prix.

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