Transat Jacques Vabre : Dernière ligne droite

Ce vendredi matin, peu avant 8h Franck Cammas et Charles Caudrelier ont contourné la dernière marque de parcours imposée sur le tracé de 7 500 milles des Ultimes. L’archipel brésilien de São Pedro et São Paulo désormais dans le sillage du Maxi Edmond de Rothschild, c’est vers la Martinique que le géant aux cinq flèches pointe ses étraves. Mais malheureusement pour le duo du Gitana Team, les 2 000 milles qui les séparent encore de l’arrivée n’auront rien d’une promenade de santé. Non seulement les empannages, synonymes d’un effort physique conséquent à chaque manœuvre, vont s’enchaîner sur le dernier tronçon mais surtout le vent pourrait à nouveau se mêler à la fête, ou plutôt l’absence de vent ! Tous les ingrédients semblent donc réunis pour nous offrir cinq derniers jours de course passionnants. Les premières ETA (Estimate Time Arrival) se dessinent entre le mardi 23 et le mercredi 24 novembre.


Ballet d’empannages vers l’arrivée
 
Ce matin, le Maxi Edmond de Rothschild enroulait les rochers de São Pedro et São Paulo. Cette ultime marque de parcours avait été débordée le 15 novembre dernier en début d’après-midi par le duo Cammas – Caudrelier. Les leaders de la Transat Jacques Vabre auront ainsi réalisé leur aller-retour vers l’archipel de Trindade et Martim Vaz en 3 jours et quelques 18 heures. Soit une vitesse moyenne proche des 29 nœuds pour couvrir les 2 550 milles de cette boucle dans l’Atlantique Sud.

Mais désormais c’est une autre partie qui se profile. « C’est le retour du vent portant et avec lui un jeu qui s’ouvre à nouveau », prévenait Erwan Israël depuis la cellule de routage météo du Gitana Team. « Il nous reste environ 2 000 milles en ligne droite entre São Pedro et l’arrivée, mais justement ça ne sera pas tout droit… Pour les prochains jours nous devrons naviguer, coincés, entre une zone interdite le long des côtes nord brésiliennes, de la Guyane et du Venezuela, et un Pot-au-Noir qui s’étend vers l’Ouest et bloque la partie Nord du terrain de jeu. »
Le Maxi Edmond de Rothschild navigue à nouveau dans l’hémisphère nord depuis ce matin mais ce retour ne sera que provisoire comme l’expliquait le routeur : « plusieurs franchissements de l’équateur seront au programme de cette fin de course et leur nombre dépendra de là où seront placés les empannages. »
La météo entretient le suspense

La météo entretient le suspense

Pour aborder cette dernière partie de course de 2 000 milles nautiques, le duo Cammas – Caudrelier possède une belle avance sur ses poursuivants. À 11h, le Maxi Edmond de Rothschild pointait à 382 milles des étraves de Banque Populaire XI et 499 milles de celles de SVR – Lazartigue, respectivement deuxième et troisième.
« Nous allons voir nos concurrents revenir sur nous avec du vent car en bonne éclaireur nous serons les premiers à buter dans la molle qui se profile. Il y aura une grande part d’aléatoire dans cette dernière partie car c’est le Pot-au-Noir ! Et c’est aussi cela qui rend les prévisions d’arrivée compliquées. À ce jour, il y a encore des divergences d’ETA en fonction des modèles qui ont du mal à s’accorder. Ça sera entre le 23 et le 24… nous en saurons plus dimanche », concluait Erwan Israël, qui en compagnie de Stan Honey, aborde ces derniers milles de course avec une très grande envie de concrétiser la route parfaite qu’ils ont pour l’heure tracée avec les skippers du Maxi Edmond de Rothschild sur cette Transat Jacques Vabre.

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